Notre vie quotidienne dépend d’un grand nombre de facteurs systémiques : économie, énergie, eau, trafic, etc. Il s’agit de systèmes complexes, mis en place et gérés par un grand nombre d’acteurs dotés de connaissances spécialisées, qui agissent à différents niveaux. Bien souvent, on se sent comme des usagers passifs de ces systèmes. Et lorsqu’il s’agit de les transformer pour les rendre plus durables ou plus justes, on se sent carrément démunis.
En réunissant les usagers de ces systèmes, City Mine(d) cherche à mieux les comprendre et à créer des espaces pour imaginer et expérimenter des changements et améliorations à petite échelle. Cela se fait à travers un processus de longue haleine, dont le cours n’est pas tracé d’avance. Les premiers résultats se dessinent en cours de route, sur base de perspectives diverses (parfois contradictoires). Bien que toutes les tentatives ne soient pas forcément fructueuses, elles permettent d’acquérir de nouvelles perspectives. La principale préoccupation est la préservation de l’échelle humaine, qui, à notre sens, réduit considérablement les risques de gaspillage et les potentiels déséquilibres de pouvoir.
Palette est un exemple de cette démarche qui cherche à créer des leviers d’amélioration de la logistique urbaine. City Mine(d) qualifie les processus tels que La Pile de «Open-ended design» et s’inspire de la pensée systémique pour mieux comprendre et influencer le réel.
image©️ Michael De Lausnay