15.05.2026

In the Belly

Une expérimentation artistique et logistique qui utilise le canal Bruxelles–Charleroi pour acheminer des produits agroécologiques du Pajottenland vers Bruxelles, avant une redistribution urbaine à vélo.

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Informations pratiques
Description
Timeline
Acteurs
Points forts et offre
Logistique urbaine
Impacts positifs
Besoins
Casse-têtes logistiques

Informations pratiques

Quoi ?
In the Belly of the City est présenté comme une plateforme artistique et un appel à repenser les systèmes alimentaires. Le projet transforme le canal Bruxelles–Charleroi en support logistique pour transporter des produits alimentaires issus d’un réseau de fermes agroécologiques du Pajottenland vers le cœur de Bruxelles.

Qui ?
Futurefarmers × GLUON, avec De Groentelaar / Tijs Boelens, Groote Eiland, Recyclo, un réseau de fermes partenaires, des magasins coopératifs et des cuisines collectives.

Où ?
Bruxelles — canal Bruxelles–Charleroi, avec une connexion Halle / Pajottenland → Bruxelles.

Quand ?
Projet documenté en 2024, notamment entre septembre et octobre. Première saison / lancement public du 11 au 13 octobre 2024 à l’I Love Science Festival, Akenkaai, Bruxelles. Le projet est présenté comme se poursuivant en 2024–2025.

Contact
Amy Franceschini — Futurefarmers
info@futurefarmers.com

Ressources
GLUON — In the Belly of the City ; pages projet Futurefarmers / GLUON ; Good Food Brussels — A farmer by boat ; Rabbko / SamenDurable — présentation et discussion du 18 novembre 2024.

Description

In the Belly of the City propose de considérer le canal non seulement comme un paysage ou une infrastructure industrielle, mais comme un support possible pour une logistique alimentaire locale. Le projet teste le transport par bateau de produits issus de fermes agroécologiques du Pajottenland vers Bruxelles, en remplacement d’une partie des trajets habituellement effectués par véhicules diesel.

Le projet repose sur un bateau en bois naviguant entre Halle et Bruxelles. Tijs Boelens / De Groentelaar coordonne des produits issus d’un réseau de douze fermes, transportés vers Bruxelles deux fois par semaine. Une fois arrivées en ville, les marchandises sont triées, conditionnées et livrées à vélo vers des magasins coopératifs et des cuisines collectives.

L’intérêt du projet est aussi culturel et politique : il rend visible la chaîne logistique entre territoire nourricier et ville, ouvre une discussion sur le rôle du canal dans les systèmes alimentaires bruxellois, et combine transport, recherche, art, débats, films et rencontres autour d’une même plateforme.

Timeline

Septembre–octobre 2024
Période de documentation et de mise en visibilité du projet.

11–13 octobre 2024
Première saison / lancement public à l’I Love Science Festival, Akenkaai, Bruxelles.

2024–2025
Le projet est présenté comme une expérimentation en cours.

Acteurs

Futurefarmers, comme collectif artistique portant le concept général et la logique expérimentale.

GLUON, comme partenaire de recherche, culture, programmation et cadrage du projet.

De Groentelaar / Tijs Boelens, comme coordinateur agricole et acteur central de l’organisation des flux depuis les fermes.

Un réseau de douze fermes agroécologiques, qui fournit les produits transportés vers Bruxelles.

Groote Eiland, Recyclo et les partenaires de livraison à vélo, impliqués dans l’articulation avec la ville et le dernier kilomètre.

Des magasins coopératifs et cuisines collectives, qui reçoivent les produits en ville.

Des partenaires de recherche et d’innovation, dont Innoviris, VUB, UGent et EIT Food.

Les acteurs du canal, de la navigation et de la gestion des infrastructures fluviales.

Points forts et offre

Transport alimentaire par voie d’eau entre le Pajottenland / Halle et Bruxelles.

Réutilisation d’une infrastructure existante au lieu d’ajouter uniquement de nouveaux véhicules routiers.

Articulation entre bateau, tri urbain et livraison finale à vélo.

Mise en visibilité de la chaîne logistique entre territoire productif et ville consommatrice.

Plateforme multifonctionnelle : transport, programmation artistique, films, discussions, recherche et sensibilisation.

Fonctions empilées : le projet peut s’articuler avec des trajets, programmes ou infrastructures déjà existants, par exemple en remplissant des vélos qui repartiraient autrement à vide.

Support de discussion publique sur la place du canal dans la logistique alimentaire bruxelloise.

Image forte pour l’exposition : ferme, canal, bateau, ville, tri, vélo, magasins coopératifs et cuisines collectives.

Logistique urbaine

Comment cela fonctionne ?
Les produits sont rassemblés côté Pajottenland / Halle, notamment via De Groentelaar et un réseau de fermes. Ils sont ensuite transportés par bateau sur le canal Bruxelles–Charleroi vers Bruxelles. À l’arrivée, les marchandises doivent être déchargées, triées, conditionnées puis distribuées à vélo vers des magasins coopératifs et des cuisines collectives. Le projet combine donc transport fluvial, rupture de charge, tri urbain et dernier kilomètre cyclable.

Pourquoi est-ce intéressant ?
Parce que le projet teste une alternative au transport routier pour une partie de l’approvisionnement alimentaire local. Il considère le canal comme une infrastructure logistique existante mais sous-utilisée pour de petits flux alimentaires. Il montre aussi que le transport durable ne dépend pas seulement du mode utilisé : il faut penser les points de chargement et de déchargement, le temps de trajet, les produits compatibles, la chaîne du froid, la taille du bateau, les personnes à bord et l’articulation avec le dernier kilomètre.

À quels obstacles cela répond-il ?
Dépendance aux trajets diesel, difficulté à rendre visible la logistique alimentaire locale, manque d’alternatives crédibles à la route pour les petits producteurs, sous-utilisation du canal pour des flux alimentaires de proximité, et besoin d’articuler production agroécologique, ville, culture et débat public.

Nœuds / obstacles identifiés
Transport fluvial ; multimodalité ; chargement ; déchargement ; temps de trajet ; chaîne du froid ; taille du bateau ; rentabilité ; réglementation liée au canal ; entretien du bateau ; dernier kilomètre à vélo ; articulation entre fermes, bateau, lieu de tri, magasins et cuisines collectives.

Impacts positifs

Environnement — réduction potentielle de certains trajets diesel si le transport par bateau remplace réellement des déplacements routiers et si le dernier kilomètre se fait à vélo.

Espace — possibilité de déplacer une partie des flux alimentaires vers le canal et de réduire la présence de camionnettes pour certains trajets, à condition que les points de chargement et de déchargement soient adaptés.

Voisinage — logistique plus discrète si l’arrivée des produits est bien organisée et si la redistribution urbaine reste cyclable, locale et peu encombrante.

Relations sociales — liens renforcés entre producteur·rices, magasins coopératifs, cuisines collectives, publics urbains, artistes, chercheur·euses et acteurs de la logistique.

Besoins

Un bateau fiable, bien entretenu et adapté aux volumes transportés.

Des capitaines et un équipage suffisant, avec au moins deux personnes pour assurer le trajet et les manipulations.

Des points de chargement et de déchargement adaptés, accessibles et compatibles avec des caisses de fruits et légumes.

Une organisation claire du tri, du conditionnement et de la redistribution à l’arrivée en ville.

Une chaîne du froid ou des solutions de conservation adaptées aux produits qui l’exigent.

Des partenaires pour le dernier kilomètre à vélo, en lien avec les magasins coopératifs et cuisines collectives.

Un cadre réglementaire clair pour l’usage du canal, la navigation, la maintenance du bateau et les opérations de manutention.

Une documentation précise des contraintes réelles : temps, volumes, produits compatibles, rentabilité, manutention et logbook des trajets.

Casse-têtes logistiques

Le temps de trajet par bateau est long et ne convient pas à tous les produits frais.

Le chargement et le déchargement de caisses de fruits et légumes depuis un bateau peuvent être complexes, physiques et dépendants des infrastructures disponibles.

La petite taille du bateau limite les volumes transportés et rend la rentabilité économique difficile à atteindre de manière classique.

Certains produits nécessitent une chaîne du froid ou des conditions de conservation difficiles à garantir sur un trajet lent.

Le modèle dépend de personnes disponibles : capitaine, équipage, coordination agricole, tri, livraison à vélo et réception par les destinataires.

La viabilité du projet repose sur une bonne articulation entre plusieurs fonctions : transport alimentaire, recherche, art, programmation publique et expérimentation logistique.

Le bateau peut être un outil logistique, mais aussi un symbole fort ; l’enjeu est de ne pas surestimer sa capacité réelle sans documenter les contraintes opérationnelles.