15.05.2026

NanoHubZone

Un projet pilote de micro-logistique urbaine qui teste des nano-hubs de transbordement pour passer des camions aux vélos-cargos et réduire l’impact du dernier kilomètre.

Nanohub Zone Brussels

Informations pratiques
Description
Timeline
Acteurs
Points forts et offre
Logistique urbaine
Impacts positifs
Besoins
Casse-têtes logistiques

Informations pratiques

Quoi ?
NanoHubZone est un projet qui teste le déploiement de zones modulaires de transbordement : de petits pôles micro-logistiques permettant de transférer des marchandises depuis des camions ou fourgons vers des vélos-cargos pour la livraison du dernier kilomètre.

Qui ?
Le consortium réunit notamment OVO Sàrl, la VUB, Bruxelles Mobilité, CIMNE / CENIT et AMTU. Il combine des expertises en logistique urbaine, urbanisme, recherche, engagement des parties prenantes et cyclo-logistique.

Où ?
Barcelone et Bruxelles.
En Catalogne, des pilotes sont déployés à Granollers, Mataró, Mollet del Vallès, Sabadell et Sant Cugat del Vallès.
À Bruxelles, un premier nano-hub est inauguré sur le campus de la VUB, avec des implantations mentionnées autour de la VUB, Woluwe-Saint-Lambert et Rodebeek.

Quand ?
Projet sélectionné dans le cadre de l’Innovation Open Call 2025 d’EIT Urban Mobility.
Début officiel de la période de projet : 31 janvier 2025.

Contact
Olivier Starkenmann — info@ovo.terre

Ressources
EIT Urban Mobility — NanoHubZone ; OVO Urban Logistics ; Transportmedia ; AMTU ; Bruxelles Mobilité ; VUB ; commune de Woluwe-Saint-Lambert.

Description

NanoHubZone teste une infrastructure légère de logistique urbaine : des nano-hubs compacts, connectés et modulables qui permettent de transférer des marchandises de véhicules motorisés vers des vélos-cargos. L’objectif est de réduire la présence des camions et camionnettes dans les zones urbaines denses, tout en améliorant l’efficacité des livraisons finales.

Le projet agit principalement sur la rupture de charge : le moment où une marchandise quitte la logistique lourde pour entrer dans une logistique plus fine, plus locale et potentiellement moins polluante. Plutôt que d’installer de grands entrepôts urbains, NanoHubZone teste de petits objets logistiques, capables de fonctionner à flux tendu et d’occuper très peu d’espace, parfois l’équivalent d’une demi-place de stationnement.

L’intérêt du projet est aussi de gouvernance : un nano-hub n’est pas seulement une boîte posée dans l’espace public. Il suppose des décisions d’implantation, des accords entre communes et Région, une acceptabilité locale, une interopérabilité entre opérateurs et des preuves économiques suffisantes pour passer du pilote à un modèle durable.

Timeline

23 octobre 2024
Sélection du projet dans les résultats de l’Innovation Open Call 2025 d’EIT Urban Mobility.

31 janvier 2025
Début officiel de la période de projet.

25 février 2025
Inauguration d’un premier nano-hub sur le campus de la VUB à Bruxelles, avec une capacité annoncée de deux palettes ou de conteneurs pour vélos-cargos.

Décembre 2025
Communication AMTU sur les pilotes catalans et leur poursuite jusque mai 2026.

Acteurs

OVO, pour la conception des nano-hubs, la micro-logistique et le déploiement opérationnel.

VUB et Bruxelles Mobilité, pour le pilotage et le test bruxellois, ainsi que l’inscription dans une stratégie de logistique urbaine durable.

CIMNE / CENIT, pour la recherche et l’évaluation des dispositifs de transbordement et de leurs performances.

AMTU, pour l’ancrage territorial catalan et la coordination avec des municipalités et réseaux de transport public.

Les opérateurs de cyclo-logistique, qui utilisent les hubs pour assurer des livraisons du dernier kilomètre en vélo-cargo.

Les communes et villes, qui interviennent sur l’autorisation, la localisation, l’articulation avec l’espace public et les objectifs de mobilité.

Les commerçants, entreprises, livreurs, habitant·es et usagers de l’espace public concernés par l’implantation de ces nouveaux objets logistiques.

Points forts et offre

Infrastructure compacte de transbordement entre camion, fourgon et vélo-cargo.

Occupation foncière minimale, avec un point de transbordement pouvant tenir sur une emprise très réduite.

Mutualisation possible entre plusieurs opérateurs, ce qui augmente l’intérêt public du dispositif.

Appui concret à la cyclo-logistique et à la livraison zéro émission du dernier kilomètre.

Réduction potentielle des distances de livraison finale et hausse attendue du nombre de livraisons par heure en vélo-cargo.

Possibilité de connecter les vélos-cargos à d’autres réseaux de mobilité, notamment à proximité de gares ou d’arrêts de transport public.

Prototype réplicable, intéressant pour tester une infrastructure légère que d’autres villes pourraient adopter.

Potentiel d’intégration avec d’autres réseaux de mobilité, comme montré dans certains pilotes catalans où une ligne d’autobus a été utilisée pour transporter de la petite messagerie avant redistribution locale.

Logistique urbaine

Comment cela fonctionne ?
Les marchandises arrivent en camion ou fourgon jusqu’à un nano-hub. Elles y transitent brièvement, puis sont reprises par des vélos-cargos pour terminer leur trajet vers des commerces, entreprises, domiciles ou autres destinataires. Les nano-hubs fonctionnent à flux tendu : ils ne sont pas conçus comme de grands espaces de stockage, mais comme des points de passage, de rupture de charge et de mutualisation entre plusieurs acteurs.

Pourquoi est-ce intéressant ?
Parce que le projet répond à un problème central de la logistique urbaine : il y a de moins en moins d’espace disponible pour la logistique en ville, alors que la demande de livraison augmente. NanoHubZone propose une infrastructure très légère, peu consommatrice d’espace, qui permet de rapprocher la rupture de charge des quartiers tout en soutenant des livraisons finales en vélo-cargo.

À quels obstacles cela répond-il ?
Pollution sonore, visuelle et atmosphérique liée aux véhicules thermiques ; difficultés de circulation, de stationnement, de chargement et de déchargement ; manque d’espaces logistiques en ville ; inefficacité de certaines tournées dispersées ; besoin de transbordement entre logistique lourde et logistique fine ; nécessité de mutualiser des surfaces entre plusieurs opérateurs.

Nœuds / obstacles identifiés
Accès à l’espace public ; localisation des nano-hubs ; accord des communes et de la Région ; interopérabilité entre opérateurs ; changement d’habitudes ; manque de visibilité du dispositif ; acceptabilité d’un nouvel objet logistique dans l’espace public ; preuves économiques pour passer du pilote au modèle durable ; articulation entre camion, nano-hub, vélo-cargo et destinataire final.

Impacts positifs

Environnement — réduction potentielle des émissions si une partie des trajets finaux en camionnette est remplacée par des livraisons en vélo-cargo et si les tournées sont réellement rationalisées.

Espace — usage très limité du foncier urbain, avec une infrastructure compacte pouvant prendre l’équivalent d’une demi-place de stationnement, tout en évitant le recours à de grands espaces de stockage.

Voisinage — réduction possible des nuisances liées aux camionnettes, aux arrêts de livraison, au bruit et aux conflits de chargement / déchargement, si les nano-hubs sont bien localisés et bien acceptés.

Relations sociales — potentiel de dialogue entre opérateurs logistiques, communes, Région, commerçants, cyclo-logisticiens et habitant·es autour d’une logistique plus visible, négociée et partagée.

Besoins

Des emplacements bien choisis, accessibles, utiles pour les flux logistiques et compatibles avec les usages de l’espace public.

Des accords clairs entre communes, Région, opérateurs et gestionnaires de voirie pour autoriser et stabiliser les implantations.

Une interopérabilité entre opérateurs, afin que le hub puisse réellement être mutualisé plutôt que réservé à un seul acteur.

Davantage d’utilisateurs pour tester le modèle en conditions réelles, documenter les flux et augmenter la visibilité du dispositif.

Des données opérationnelles et économiques pour évaluer la viabilité du passage du pilote à un modèle durable.

Une acceptation locale, car le nano-hub introduit un nouvel objet logistique dans l’espace public.

Des protocoles clairs pour les retours, la sécurité, la maintenance, les horaires d’usage et la responsabilité des marchandises.

Casse-têtes logistiques

Trouver des emplacements pertinents : proches des flux, accessibles aux camions et vélos-cargos, mais acceptables pour les riverains et compatibles avec l’espace public.

Obtenir les accords nécessaires entre communes, Région et opérateurs, surtout lorsque l’implantation touche à la voirie ou au stationnement.

Changer les habitudes des opérateurs et des livreurs, qui doivent intégrer un point de transbordement supplémentaire dans leurs tournées.

Assurer la mutualisation réelle entre plusieurs acteurs, sans que le hub soit capté par un seul opérateur ou reste sous-utilisé.

Prouver la viabilité économique du modèle au-delà du pilote, notamment si l’usage est gratuit au départ pour favoriser l’adoption.

Gérer les flux à temps court : un nano-hub n’est pas un entrepôt, il faut donc éviter l’accumulation, les blocages ou les marchandises en attente.

Faire accepter un nouvel objet logistique dans l’espace public, en évitant qu’il soit perçu comme une privatisation ou une gêne supplémentaire.