15.05.2026

STALEM

Un service de collecte mutualisée des déchets commerçants qui réduit l’encombrement de l’espace public, valorise certains flux et organise une logistique fine adaptée aux rues denses ou en chantier.

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Informations pratiques
Description
Timeline
Acteurs
Points forts et offre
Logistique urbaine
Impacts positifs
Besoins
Casse-têtes logistiques

Informations pratiques

Quoi ?
STALEM collecte les déchets de commerçants dans le cadre de contrats commerciaux afin de les valoriser, de réduire les coûts de gestion et de limiter la présence des déchets sur l’espace public. L’activité combine collecte de déchets, logistique du dernier kilomètre et, selon les cas, livraison de marchandises.

Qui ?
L’association de commerçants STALEM, des commerçants alimentaires et horeca, des collecteurs et livreurs à vélo-cargo ou en transport sur roulettes, des partenaires de valorisation, Bruxelles-Propreté, des collecteurs spécialisés, Groupe One, l’ULB et d’autres partenaires selon les flux.

Où ?
Bruxelles, avec un ancrage initial dans le quartier Stalingrad-Lemonnier et une extension vers le Marché du Midi et les Galeries Royales Saint-Hubert.

Quand ?
Démarrage en 2019 autour d’une première dynamique entre six commerçants.
Première grande mission à la Foire du Midi en 2023.
Extension au Marché du Midi en décembre 2024.
Extension aux Galeries Royales Saint-Hubert en mars 2025.
Aujourd’hui, le réseau compte plus de 90 partenaires.

Contact
STALEM Business Portal — Gestion Intelligente des Déchets
info@stalem.be
— 0489 33 22 89
Stalingradlaan 60
Bureau : Boulevard du Midi 74

Ressources
STALEM ; entretien téléphonique avec Nour ; documentation Boost Your Shop ; partenaires de valorisation ; éléments liés à Bruxelles-Propreté, Groupe One et ULB.

Description

STALEM part d’un problème très concret : dans des quartiers commerçants denses, les déchets professionnels occupent les trottoirs, attirent les nuisibles, compliquent l’usage des terrasses, gênent l’accessibilité et créent des conflits avec l’espace public. Le projet propose une réponse mutualisée : organiser la collecte, le tri, le regroupement et la valorisation des déchets de commerçants de manière plus fine, plus souple et mieux adaptée aux réalités du terrain.

L’activité ne se limite pas à “enlever des déchets”. STALEM réalise des audits, propose des plans sur mesure, fournit des bacs et équipements adaptés, forme les commerçants au tri, organise des collectes régulières ou ponctuelles, et développe une plateforme digitale donnant des statistiques de suivi. L’entretien mentionne aussi un centre de formation, deux centres logistiques, une équipe mêlant ouvriers, étudiants et bénévoles, ainsi qu’une remorque électrique développée après deux ans de R&D.

L’intérêt du cas pour Palette est qu’il montre la logistique urbaine par l’aval : non pas seulement comment les marchandises arrivent, mais comment les déchets, invendus, huiles, emballages et flux sortants quittent le quartier. STALEM transforme ainsi un problème de propreté en question de logistique, de mutualisation, de valorisation et de qualité d’usage de l’espace public.

Timeline

2019
Démarrage d’une première dynamique entre six commerçants.

2023
Première grande mission à la Foire du Midi.

Décembre 2024
Extension au Marché du Midi.

Mars 2025
Extension aux Galeries Royales Saint-Hubert.

Aujourd’hui
Le réseau compte plus de 90 partenaires, avec une activité combinant collecte mutualisée, valorisation, logistique fine et accompagnement des commerçants.

Acteurs

STALEM, comme structure de coordination, d’audit, de collecte, de formation, de plateforme digitale et de relation avec les commerçants.

Les commerçants alimentaires et horeca, qui produisent les déchets, doivent trier à la source et bénéficient de la mutualisation.

Les collecteurs, livreurs à vélo-cargo et opérateurs de transport sur roulettes, qui assurent la logistique fine dans les rues peu accessibles.

Les partenaires de valorisation, qui reprennent certains flux comme le marc de café, les pelures d’agrumes, les huiles de cuisson, le métal ou les invendus consommables.

Bruxelles-Propreté et des collecteurs spécialisés, pour certains flux et pour l’articulation avec les systèmes existants.

Groupe One, l’ULB et les autres partenaires impliqués dans le développement, l’accompagnement ou l’évaluation du projet.

Les quartiers commerçants concernés : Stalingrad-Lemonnier, Marché du Midi, Galeries Royales Saint-Hubert et autres lieux potentiels.

Points forts et offre

Collecte mutualisée des déchets de commerçants.

Audit logistique et plan sur mesure selon les volumes, les types de déchets, les contraintes d’accès et le calendrier de collecte.

Mise à disposition de bacs et d’équipements adaptés.

Formation au tri via un centre de formation.

Collectes quotidiennes, hebdomadaires, sur demande, en urgence ou en “one shot”.

Plateforme digitale donnant des statistiques aux commerçants.

Revalorisation locale d’une partie des flux : marc de café, pelures d’agrumes, invendus consommables, huiles de cuisson, métal ou autres flux spécialisés.

Solution souple de logistique fine pour des rues denses, en chantier ou peu accessibles aux camions classiques.

Usage de vélo-remorque, transport sur roulettes et véhicules plus légers en relais de camions plus lourds.

Développement d’outils spécifiques, notamment une remorque électrique et une cuve de 350 L avec pompe pour les huiles de cuisson, afin de réduire le temps d’occupation du trottoir.

Capacité à renforcer le réseau de commerçants et à réduire les coûts grâce à la mutualisation.

Logistique urbaine

Comment cela fonctionne ?
STALEM commence par un audit : volumes, types de déchets, contraintes logistiques, bacs nécessaires, fréquence et calendrier de collecte. Le service met ensuite en place les équipements et forme les équipes ou commerçants au tri. Les collectes peuvent être régulières, urgentes ou ponctuelles. Dans les rues peu accessibles, STALEM mobilise des vélos-remorques ou du transport sur roulettes. Pour certains gros volumes, des camions 40 palettes peuvent assurer un trajet entre la périphérie et la ville, puis des véhicules plus légers prennent le relais dans le centre.

Pourquoi est-ce intéressant ?
Parce que STALEM montre que la gestion des déchets commerçants est une logistique urbaine à part entière. Les déchets ne disparaissent pas une fois sortis du commerce : ils doivent être triés, stockés, collectés, transportés, regroupés, parfois valorisés, parfois repris par des opérateurs spécialisés. Le projet rend visible un flux souvent traité comme un simple problème de propreté, alors qu’il engage aussi l’espace public, les coûts, la réglementation, les tournées, les nuisances et la qualité de vie du quartier.

À quels obstacles cela répond-il ?
Difficultés d’accès pour les camions et camionnettes, aggravées par les travaux du métro 3 ; manque de zones de chargement et déchargement ; déchets qui restent sur la voirie ; nuisibles, saletés et conflits d’usage ; obligation croissante de tri pour les professionnels ; dispersion des coûts ; manque d’attractivité commerciale ; nécessité d’articuler petits flux locaux, gros volumes ponctuels et filières spécialisées de valorisation.

Nœuds / obstacles identifiés
Transport ; stockage ; emballage ; temps ; respect des réglementations ; tri à la source ; collecte ; recyclage ; réemploi ; valorisation ; rapport qualité-prix ; accès aux commerçants ; chantier ; manutention ; coopération avec les opérateurs publics et spécialisés.

Impacts positifs

Environnement — réduction d’une partie des trajets lourds, meilleure valorisation de certains flux et environnement plus sain si les déchets sont triés, collectés rapidement et réorientés vers les bonnes filières.

Espace — moins d’encombrement, moins de déchets sur la rue, meilleure accessibilité des trottoirs, amélioration des terrasses et du confort d’usage de l’espace public.

Voisinage — moins de nuisances, de saletés, de nuisibles et de tensions liées aux déchets en rue, notamment dans les zones commerçantes denses ou en chantier.

Relations sociales — renforcement du réseau de commerçants, proximité, solidarité et lien privilégié avec le tissu commercial local autour d’un problème partagé.

Besoins

Des espaces de stockage, de tri et de transformation mieux adaptés aux différents flux collectés.

Un accès stable aux commerçants malgré les travaux, la reconfiguration de l’espace public et les contraintes de circulation.

Une adaptation du cadre réglementaire à la réalité des commerçants et des petites logistiques urbaines.

Une meilleure coopération avec Bruxelles-Propreté et les autres opérateurs publics ou spécialisés.

Des partenaires de valorisation pour les flux plus difficiles, moins rentables ou moins bien identifiés.

Une adhésion continue des commerçants au modèle de tri et de mutualisation, car le système n’est viable que si le tri à la source est correctement réalisé.

Une continuité économique et logistique à mesure que le réseau s’élargit.

Casse-têtes logistiques

Le contexte de chantier et l’accès difficile dans le centre-ville compliquent les collectes, les arrêts, les passages et la régularité du service.

Le tri insuffisant à la source peut rendre le modèle non viable, surtout lorsque les commerçants ou ouvriers manquent de formation ou de temps.

Certains flux restent difficiles à valoriser : il faut trouver des débouchés stables, locaux ou spécialisés.

L’articulation entre petits flux urbains, gros volumes ponctuels et enlèvement par des opérateurs plus lourds demande une organisation fine.

La mutualisation suppose de convaincre des acteurs institutionnels, publics et privés de collaborer autour de flux qui sont souvent gérés séparément.

Maintenir un service rentable tout en restant moins coûteux, plus souple et plus adapté pour les commerçants est un équilibre délicat.

La croissance du réseau augmente l’impact potentiel, mais aussi la complexité : plus de commerçants, plus de flux, plus de données, plus de partenaires et plus de contraintes de coordination.