18.05.2026

Urbike

Une coopérative bruxelloise de cyclo-logistique qui combine livraison du dernier kilomètre, hubs urbains, conseil, formation et matériel pour remplacer certains trajets en camionnette par des vélos-cargos.

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Informations pratiques
Description
Timeline
Acteurs
Points forts et offre
Logistique urbaine
Impacts positifs
Besoins
Casse-têtes logistiques

Informations pratiques

Quoi ?
Urbike est une coopérative belge de cyclo-logistique née à Bruxelles à partir du projet pilote BCklet. Elle combine quatre volets : livraison urbaine du dernier kilomètre, conseil en logistique urbaine, formation au vélo-cargo, et vente / maintenance de matériel.

Qui ?
Urbike SCES agréée, entreprise coopérative et d’économie sociale. Le modèle repose sur une gouvernance participative, avec le principe “1 personne = 1 voix”. Le site met en avant environ 650 coopérateur·rices et une équipe d’environ 50 travailleur·euses.

Où ?
Ancrage principal à Bruxelles.
Bureaux et entrepôt : Rue des Vétérinaires 42, bâtiment A, 1070 Anderlecht.
Siège social : Avenue Van Volxem 289, 1190 Forest.
Activités également mentionnées à Gand, Louvain et Liège.

Quand ?
Création de la coopérative en mars 2018.
Premières livraisons en 2019.

Contact
info@urbike.be

coop@urbike.be
support@urbike.be
sul@urbike.be

Ressources
urbike.be ; cAIRgo Bike for Pros ; Shifting Urban Logistics ; Circlemade ; BCLF ; Portico / Urban Initiative ; BRUZZ ; BX1 ; Transportmedia ; ECF.

Description

Urbike n’est pas seulement un service de livraison à vélo. C’est un opérateur de transition logistique qui aide des entreprises, institutions, communes et organisations à remplacer certains trajets motorisés par des vélos-cargos et remorques, lorsque les volumes, distances et contraintes urbaines le permettent.

La coopérative organise des livraisons urbaines pour des flux variés : colis, fleurs, médicaments, produits alimentaires secs, frais ou sous température contrôlée, petit matériel pour chantiers, réassorts ou interventions techniques. Mais son intérêt logistique ne se situe pas uniquement dans le vélo : il se trouve dans l’ensemble de la chaîne, depuis la réception et le tri jusqu’au hub, à la préparation de commandes, aux contenants, aux remorques, au suivi en temps réel et aux tournées.

Urbike agit aussi comme conseiller, formateur et intégrateur d’outils. À travers cAIRgo Bike for Pros puis Shifting Urban Logistics, la coopérative accompagne des organisations dans l’analyse de leurs besoins, la formation, les tests pilotes, la mise en selle, l’adaptation des routines de travail et l’évaluation des possibilités de passage au vélo-cargo.

Timeline

2018
Création d’Urbike, souscription des premiers coopérateur·rices et lancement du projet BCklet.

2019
Premier salarié et démarrage des premières livraisons.

2020
BCklet reçoit le prix “Logistics Project of the Year”. Urbike est lauréate bruxelloise du Prix de l’Économie sociale.

2021
Installation du nouveau QG à Anderlecht et lancement du programme cAIRgo Bike for Pros.

2022
Démarrage des activités de livraison à Gand.

2023
Structuration d’Urbike Leuven et première formation au métier de coursier à vélo avec Actiris et Bruxelles Formation.

2024
Test du projet Archipel autour de hubs mobiles et de conteneurs standardisés pour repousser les limites spatiales du modèle.

2026
Le site met en avant environ 650 coopérateur·rices. Le programme Shifting Urban Logistics est en cours et se poursuit jusqu’en 2028.

Acteurs

Urbike SCES agréée, avec son équipe opérationnelle, ses dispatchers, coursier·ères, formateur·rices, consultant·es et coopérateur·rices.

Les clients et organisations accompagnées : entreprises privées, commerçants, acteurs alimentaires, opérateurs techniques, institutions et communes.

Les partenaires publics et de recherche : Bruxelles Mobilité, Bruxelles Environnement, Bruxelles Économie et Emploi, Parking Brussels, MOBI / VUB, Pro Velo, Cambio, BePark, Remorquable.

Les partenaires historiques du projet BCklet : Smart, VUB / MOBI, USL-B, Febecoop, bpost, CSD, Delhaize, MultiPharma.

L’écosystème élargi : Belgian Cycle Logistics Federation, Circlemade, acteurs de l’économie sociale et réseaux de logistique urbaine.

Les entreprises et institutions citées comme références ou cas d’usage : Facq, Cebeo, eFarmz, Proximus, Vivaqua, Sibelga, Veolia, VRT, RTBF, ainsi que les communes de Jette, Forest, Ixelles et Etterbeek.

Points forts et offre

Livraison urbaine du dernier kilomètre en vélo-cargo et remorque.

Prise en charge de flux variés : colis, alimentation, pharmacie, fleurs, petit matériel, réassort, collecte et interventions techniques.

Services logistiques élargis : réception, tri, transbordement, préparation de commandes, preuve de livraison et suivi en temps réel.

Conseil stratégique et opérationnel pour entreprises, institutions et pouvoirs publics.

Formation, mise en selle, tests pilotes et accompagnement à la conversion au vélo-cargo.

Vente, maintenance et recommandation de matériel logistique vélo, notamment remorques FlexiModal et vélos-cargos Larry vs Harry.

Modèle coopératif et d’économie sociale, opposé à l’ubérisation de la livraison.

Coursier·ères payé·es à l’heure, avec une attention portée à la stabilité, à la formation et à la qualité de l’emploi.

Très bon cas pour penser la logistique urbaine au-delà des colis : interventions techniques, services publics, équipements, travail, hubs et organisation.

Logistique urbaine

Comment cela fonctionne ?
Urbike reçoit, trie, prépare et livre des marchandises à partir de hubs ou de bases logistiques. Les flux peuvent venir d’un stock, d’un client, d’un point d’arrivée amont ou d’une opération hybride. Les tournées sont ensuite réalisées en vélo-cargo ou avec remorque, avec des contenants adaptés, un suivi numérique et une organisation de dispatch. En parallèle, Urbike accompagne d’autres organisations dans leur propre conversion : analyse, essai, formation, test grandeur nature de 2 à 4 semaines, retours d’expérience et évaluation.

Pourquoi est-ce intéressant ?
Parce qu’Urbike montre que le vélo-cargo n’est pas seulement un véhicule plus propre. C’est une autre manière d’organiser certains flux urbains : rapprocher les hubs des zones de livraison, réduire les temps perdus en stationnement, mieux circuler dans les tissus denses, professionnaliser les coursier·ères et aider les organisations à repenser leurs routines logistiques. Le projet agit à la fois sur le transport, l’emploi, les infrastructures et les habitudes professionnelles.

À quels obstacles cela répond-il ?
Embouteillages, lenteur des centres urbains, difficulté de stationnement, double file, dernier kilomètre coûteux et imprévisible, nuisances liées aux camionnettes, manque de formation au vélo-cargo, manque d’information pour les organisations qui veulent changer, et précarisation d’une partie du secteur de la livraison.

Nœuds / obstacles identifiés
Rayon d’action ; densité des flux ; rentabilité ; besoin de hubs et micro-hubs ; transbordement ; stationnement sécurisé ; météo ; sécurité routière ; coût d’entrée pour les organisations ; adaptation des routines professionnelles ; articulation entre flux 100 % vélo et flux hybrides ; données ; outils numériques ; preuve comparative face aux camionnettes.

Impacts positifs

Environnement — baisse potentielle des émissions locales, du bruit et d’une partie des trajets motorisés légers. Urbike estime à plus de 250 000 kg le CO2 évité depuis 2020.

Espace — réduction possible de certaines doubles files, moindre emprise des véhicules pour les petits flux urbains et meilleure accessibilité fine dans les quartiers denses.

Voisinage — livraisons potentiellement plus calmes, moins bruyantes et mieux adaptées aux rues contraintes, aux zones commerçantes et aux quartiers habités.

Relations sociales — professionnalisation du métier de coursier, formation continue, gouvernance coopérative, implication de coopérateur·rices et construction d’un modèle de livraison moins précaire.

Besoins

Des hubs, micro-hubs, espaces de transbordement, stationnements sécurisés et lieux de stockage de proximité.

Des clients ou partenaires prêts à réorganiser leurs flux, horaires, routines et parfois leur culture de travail.

Des outils de planification, de mesure d’impact, de consolidation des flux et de comparaison robuste avec les modèles motorisés.

Une formation continue, des équipements adaptés, des assurances, une maintenance fiable et une flotte bien dimensionnée.

Un soutien public cohérent : primes, réglementation, infrastructures cyclables, reconnaissance de la cyclo-logistique comme outil de logistique urbaine.

Des volumes suffisamment constants pour assurer la viabilité économique du modèle coopératif et salarié.

Casse-têtes logistiques

Trouver le bon seuil de densité, de distance et de volume pour que le vélo soit plus pertinent que la camionnette.

Éviter que le modèle reste cantonné à quelques niches ou à des zones déjà favorables.

Articuler les flux purement vélo avec des opérations hybrides sans perdre l’intérêt écologique ni économique du modèle.

Trouver et sécuriser des espaces logistiques urbains : hubs, micro-hubs, cours, stationnements, lieux de transbordement.

Faire accepter en interne le changement d’habitudes professionnelles : nouveaux gestes, nouveaux temps, nouveaux équipements.

Changer d’échelle sans reproduire les logiques de précarité ou de sous-capitalisation du secteur de la livraison.

Maintenir la qualité de l’emploi tout en restant compétitif dans un marché dominé par des modèles plus précaires.

Mutualiser des flux de petits acteurs locaux reste difficile si les volumes sont trop faibles ou trop irréguliers.